Evidemment, cela ne pouvait pas tomber de manière plus opportune. Fin janvier, Netflix mettait en ligne Pandémie (Pandemic), une production maison, série documentaire en six épisodes sur les épidémies. Alors que monte la tension suscitée par le coronavirus, le programme arrive à point pour les internautes et téléphiles qui veulent se documenter.

La série est produite par Elena Sorre et Veronika Adaskova. La première a navigué entre documentaires et téléréalité, la seconde a donné des mini-séries sur le sport ou la politique. Pandemic commence par montrer des hommes en train de prospecter, en surface, sur un site aux Etats-Unis qui se révèle être une ancienne fosse commune, de l’époque de la grippe espagnole. De 1918 à 1919, cette épidémie ravage la Chine, l’Inde, l’Europe puis les Etats-Unis, entre autres pays. Les estimations vont de 50 à 100 millions de morts, à mettre en regard des 18,6 millions de victimes militaires et civiles de la Première Guerre mondiale qui s’achevait. Pandemic évoque ensuite les virus de ces dernières années, le SRAS en 2002-2003, le MERS en 2012. Et vite, l’un des protagonistes, en voix off, lance: «A propos d’une nouvelle pandémie de grippe, la question n’est pas de savoir si, mais quand elle surviendra.»