En treize portraits d’écrivains collectionneurs, Thierry Le Rolland parvient à raconter des histoires passionnantes, émouvantes, intimes. Bien documentés, ces brefs chapitres consacrés aux boomerangs de Julien Gracq, aux cartes postales de Paul Eluard ou aux cannes à pêche d’Hemingway se lisent comme des fables permettant de saisir les stratagèmes que chaque collectionneur met en place pour survivre. Car à quoi sert une collection si ce n’est à fuir quelque chose, à transcender l’ennui, la monotonie ou la peur?