Bong Joon-ho aura attendu son sixième long métrage, Okja (2017), pour être sélectionné en compétition par le Festival de Cannes. Avec à la clé une polémique qui éclipsa en partie la réussite de ce film dénonçant, à travers l’histoire d’un cochon géant, l’industrie agroalimentaire – produit par Netflix, Okja n’était pas destiné à une exploitation en salles, poussant le plus important festival du monde à se positionner sur l’industrie du streaming et les nouveaux modes de diffusion. Le cinéaste coréen n’aura par contre pas attendu longtemps pour remporter la prestigieuse Palme d’or: il a été sacré il y a trois semaines pour Parasite, tandis que son confrère Pedro Almodóvar, invité pour la sixième fois en compétition depuis 1999, court toujours derrière un trophée qui a récompensé des réalisateurs bien moins intéressants.

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