1908. Naissance à Paris de Balthasar Klossowski de Rola. Son père Erich est historien de l'art et peintre, sa mère Baladine peintre également.

1917. Baladine Klossowska s'installe avec ses fils Pierre et Balthasar à Berne puis à Genève. Tous trois passent les mois d'été au Beatenberg (près de Thoune).

1919. Balthasar rencontre Rilke, très lié avec sa mère qu'il surnomme Merline.

1921. Le poète préface la plaquette de dessins relatant l'histoire de Mitsou, le chat du jeune garçon. Celui-ci suit sa mère et son frère à Berlin.

1924. La famille s'installe à Paris. Conseillé par Bonnard, Balthasar se forme en copiant les œuvres des maîtres, au Louvre et en Toscane, notamment les fresques de Piero della Francesca et de Giotto.

1925. Après avoir signé Baltusz les dessins du chat Mitsou, puis Baltus, l'artiste adopte le pseudonyme de Balthus.

1935. La revue «Minotaure» publie les illustrations des «Hauts de Hurlevent» d'Emily Brontë. Dans les années trente et quarante, Balthus dessine des décors et des costumes pour le théâtre.

1937. Mariage à Berne avec Antoinette de Wattewille; deux fils naîtront de cette union, Stanislas et Thaddeus.

1938. Balthus expose à New York dans la galerie de Pierre Matisse.

1939. Enrôlé dans l'armée française, il est grièvement blessé et se retire au château de Champrovent, en Savoie. Amitié avec Auberjonois.

1943. Exposition à Genève, à la galerie Moos. Dans les années quarante et cinquante, le peintre vit successivement à la Villa Diodati, à Genève, au château de Chassy, dans le Morvan, avant de gagner en 1961 la Villa Médicis à Rome, dont il a été nommé directeur.

1962. Lors d'une mission culturelle au Japon, il y rencontre celle qui deviendra, en 1967, sa deuxième épouse, Setsuke.

1972. Naissance de leur fille Harumi («Fleur de printemps»).

1977. La famille quitte Rome pour venir s'installer dans le Grand Chalet de Rossinière. Le peintre a fait nommer son ami Jean Leymarie à sa succession à la Villa Médicis.

1980. Balthus participe à la Biennale de Venise.

1983. Rétrospective au Centre Georges-Pompidou à Paris. L'exposition sera montrée au Metropolitan Museum of Art de New York.

1991. Lors d'un entretien avec Philippe Dagen, Balthus formule ce credo: «La grande peinture occidentale est celle qui ne tend pas à la représentation des choses, mais à leur identification»; autrement dit, la peinture, telle que la pratique Balthus, vise à restituer l'essence que recèlent les formes.

1992. Exposition intitulée «Balthus dans la maison de Courbet» au Musée Gustave-Courbet d'Ornans. Cette manifestation représente un hommage rendu à un illustre prédécesseur, et l'affirmation de la part du peintre des intérieurs d'un goût égal pour la peinture de paysages.