Spectacle

Pascal Rambert: «Si je n’écris pas, je meurs»

L’auteur admiré de «Clôture de l’amour» écrit sur mesure pour les acteurs. Il offre ainsi à la jeune comédienne Lola Giouse un monologue qui devrait frapper en ouverture de La Bâtie - Festival de Genève

Sur nos visages, des romans papillonnent, énigmatiques. Ils attendent leur lecteur, celui qui transformera le vol d’ombre en chant. Le Français Pascal Rambert, 57 ans, possède ce talent: il écrit dans l’éblouissement d’un regard, dans la stupeur d’un corps, dans la gaieté qu’une fraternité inattendue excite. Depuis qu’il a 20 ans, l’enfant de Nice offre à ses acteurs, lionceaux en lisière de jungle ou fauves affamés, des pièces qui sont une extension de leurs vies.

Cette obstination dessine une œuvre à part, dont on pourra découvrir deux flacons à La Bâtie - Festival de Genève, à la Comédie l’un et l’autre*. La véhémence du jour viendra de Lola Giouse dans Perdre son sac. Ce nom vous est inconnu. Il y a quatre ans, elle jouait Lac, de Pascal Rambert, justement, monté par Denis Maillefer.