Portes dérobées, couloirs souterrains, constructions imaginaires... Notre série raconte les histoires de plusieurs passe-murailles.

«Ikutari no namida wa ishi ni sosogu tomo sono na wa yoyo ni kuji to zo omou» – ou alors, en version française: «Qu’importe combien de personnes lavent ces pierres avec leurs larmes, ces noms ne disparaîtront jamais.» L’élégie est due à la plume de Katamori Matsudaira (1836-1893), qui fut poète à ses heures, mais surtout samouraï, chef militaire, et daimyo (traduisons par «gouverneur») du domaine d’Aizu, situé légèrement au sud-est de Fukushima. Ces quelques mots, on les trouve gravés sur une pierre, placée dans un sanctuaire dressé au-dessus de la ville d’Aizuwakamatsu, au sommet du mont limori. Ils célèbrent le souvenir de 20 jeunes hommes, et de leur tragique aventure.