Cinéma

Patricio Guzman: «Le Chili se réveille enfin»

Avec «La Cordillère des songes», le réalisateur chilien clôt sa trilogie sur son pays d’origine, qu’il observe en exil depuis cinquante ans

A 78 ans, Patricio Guzman est un peu la mémoire cinématographique vivante du Chili de l’après-dictature. Après Nostalgie de la lumière (2010) et Le Bouton de nacre (2015), le réalisateur chilien signe La Cordillère des songes, une plongée poétique et personnelle dans l’histoire de son pays qu’il a dû fuir en 1973, après le coup d’Etat de Pinochet. Un brin désabusée, cette dernière confession ayant valeur de testament a remporté l’Œil d’or du documentaire à Cannes. Alors que le Chili est agité depuis plusieurs mois par un mouvement social sans précédent, le cinéaste revient sur la relation particulière qu’il entretient avec sa patrie.

Le Temps: Après le désert d’Atacama et les deltas de Patagonie, pourquoi avoir choisi la cordillère des Andes pour raconter le Chili?