Dans le laboratoire de Pavel Schmidt, près de Bienne, trône une ancienne armoire vitrée de pharmacie, ou d’institut scientifique. Surmonté sur sa gauche d’un corbeau empaillé, terminé sur sa droite par un crocodilien suspendu tête en bas, le meuble est plein à craquer de trucs, de bidules, de gadgets et d’objets non identifiés. On repère la frimousse de Mary Long sur son paquet jaune de cigarettes, un fémur humain, d’anciens tubes d’Alcacyl peut-être, des Vierges de plâtre, des boîtes de conserve, des brimborions, des tuyaux, un gros pinceau plat, un pied anatomique, de petits jouets, une statuette érotique et, dans la vitre centrale, le reflet d’un flash photographique.