Musique

Pavel Vernikov, une vie faite de hasard

Né à Odessa, en ex-URSS, le violoniste a bourlingué 
aux quatre coins du monde, au gré des vents. Une vie pleine 
de surprises qui l’a mené à poser ses valises en Valais, où il est devenu le directeur artistique du Sion Festival

Tout le monde a entendu parler de lui. Si ce n’est pas pour ses prouesses musicales, c’est pour la mésaventure qui lui est arrivée en décembre 2016. Le violoniste Pavel Vernikov, directeur artistique du Sion Festival, s’est fait voler son instrument, fabriqué par Giovanni Battista Guadagnini, un des luthiers les plus célèbres du XVIIIe siècle, et estimé à plus d’un million et demi de francs, dans un train entre Cointrin et Genève.

«C’est comme si je m’étais fait voler une partie de mon cœur», avoue le musicien, qui a pensé mettre un terme à sa carrière après cet événement. Mais, comme toujours dans sa vie, le hasard s’en est mêlé. Gilbert Varga, le fils du violoniste Tibor Varga qui a créé le Sion Festival, lui propose l’instrument de son père. L’histoire d’amour entre l’enfant d’Odessa et la musique, qui dure depuis plus de soixante ans, se poursuit. Mais elle aurait pu ne jamais débuter.