#Un jour, un tweet

Sous les pavés, la Quinzaine

La section indépendante du Festival de Cannes fête officiellement, ce lundi, son 50e anniversaire

Jusqu’au 19 mai, le hashtag #Cannes2018 sera l’un des plus utilisés sur Twitter. Chaque jour, parmi les milliers de gazouillis générés par le festival, «Le Temps» en retient un, prétexte à parler de Cannes, du cinéma, mais pas seulement.

#Un jour, un tweet

Chronique 4/12: Et pendant ce temps, sur la Croisette…

Chronique 5/12: Et Godard prit la parole

Chronique 6/12: Des Palmes et peu de femmes, chabadabada…

La Quinzaine des réalisateurs, section indépendante du Festival de Cannes, est peu avare en propositions fortes et audacieuses, là où, parfois, la sélection officielle fait montre d’un manque de prise de risques. Emanation de la Société des réalisateurs de films (SRF), elle est dirigée cette année pour la dernière fois par Edouard Waintrop, ancien de Libération qui a dirigé le Festival international de films de Fribourg avant de prendre la direction, à Genève, des Cinémas du Grütli. Le rendez-vous a fêté officiellement, lundi soir, son 50e anniversaire.

Deux événements sont à l’origine de sa création. En février 1968, le fondateur de la Cinémathèque française, Henri Langlois, est débarqué. Menée par l’équipe des Cahiers du Cinéma, la fronde s’organise. De grands cinéastes menacent de retirer leurs films des collections, ce qui poussera le gouvernement à réintégrer Langlois. Trois mois plus tard, on est en mai. Le 10, le Festival de Cannes s’ouvre sur une projection en copie restaurée, d’Autant en emporte le vent. A Paris, l’heure est aux barricades. Langlois débarque sur la Croisette, entouré de Jean-Luc Godard et de François Truffaut.

Plus fort que le mistral

Le 13 mai, à la suite d’une manifestation estudiantine devant le Palais des Festivals, les deux chefs de file de la Nouvelle Vague convoquent une conférence de presse. A leur agenda: l’arrêt du festival. Le 19, quatre jours avant la clôture, son directeur cède. Le souffle de Mai 68 a été plus fort que le mistral. Dans la foulée va naître la SRF, qui créera la Quinzaine afin de mettre en valeur les cinéastes plutôt que leurs pays de production. Cette histoire, Bruno Icher la raconte avec passion dans La Quinzaine des réalisateurs, les jeunes années 1967-1975.

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