J’avoue, j’ai eu comme un accablement au début de la sixième saison de Peaky Blinders. L’entame est alléchante – au large du Canada en ce milieu des années 1930 où la prohibition est levée aux Etats-Unis, le passage de l’alcool à l’opium –, j’ai pourtant ressenti une grosse lassitude. Le style soigné, sophistiqué de la série finit par se retourner contre elle. Les plans au ralenti de longs manteaux dans un environnement de feu et de fumées, on les goûte depuis 2013. On peut s’en fatiguer. La rythmique rock (du lourd de nouveau avec Joy Division comme le haut patron de la série, Nick Cave) fait toujours agiter les orteils, mais l’affaire tourne quand même un peu à l’afféterie.