A deux jours de la projection officielle, vendredi soir, de son 21e long métrage, Pedro Almodóvar était déjà à Cannes. Sur le toit terrasse balayé par le vent d’un grand hôtel, on le retrouve fidèle à lui-même, comme s’il sortait d’un de ses films: chevelure gris argent, polo aux losanges verts et bruns, pantalon rouge et foulard aux couleurs brésiliennes.

Lorsqu’il parle de son rapport au cinéma et de la dimension autobiographique de Douleur et gloire, le septième titre qu’il présente sur la Croisette, le Madrilène se montre d’une grande générosité. En compagnie de deux confrères belges, on a pu le questionner sur quelques notions qui sont au cœur de son nouveau film et plus généralement de son œuvre, l’une des plus singulières et passionnantes du cinéma européen de ces quarante dernières années.