«Les sociétés de l'audiovisuel publiques et privées, les producteurs télévisuels, les producteurs de cinéma…» sont parmi les employeurs d'intermittents les plus importants, révèle Le Monde de hier.

Le régime des intermittents étant plus favorable que le régime général d'assurance chômage, beaucoup d'employeurs y ont recours pour ne pas payer à l'année les salariés, devenus ainsi des «permittents», moyennant une prime de précarité. Le manque de vérification rend facile l'abus du système au détriment de l'Etat.

Ainsi, «l'assistante de Bernard Pivot a eu un statut précaire pendant un quart de siècle». Ce type d'abus grève lourdement le système puisque le nombre d'allocataires a doublé en deux ans.