Disparition

Peter Fonda, l’éternel motard

Décédé samedi à l’âge de 79 ans, l’acteur américain aura toute sa vie été associé au film culte «Easy Rider», qu’il avait coécrit

Peter Fonda serait-il l’homme d’un seul film? A l’annonce de sa disparition, survenue le 16 août à Los Angeles à la suite d’un cancer du poumon, Easy Rider a en effet été largement commenté, comme si toute sa filmographie se cristallisait autour de ce film culte. Mais il est vrai que l’importance de ce classique qu’il avait coécrit – et qui sera réalisé par son partenaire à l’écran Dennis Hopper – est telle qu’il est impossible de ne pas la souligner.

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Easy Rider, sorti en juillet 1969, à un mois du Festival de Woodstock, est d’abord un film générationnel. Il raconte une autre manière d’envisager la vie, les rêves d’une jeunesse inspirée par le mouvement hippie mais qui se confrontera brutalement à une Amérique encore conservatrice et intolérante. Easy Rider, c’est aussi un film qui préfigurera, tout comme Macadam Cowboy, sorti peu avant, l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes ayant à cœur de placer des enjeux sociaux et politiques au cœur de leurs films. Les années 1970 seront celles du Nouvel Hollywood, d’une nouvelle vague emmenée par Francis Ford Coppola, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Brian De Palma et autres.

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Avant de jouer au motard idéaliste dans Easy Rider, Peter Fonda n’avait que quelques petits rôles à son actif. Ce film lancera sa carrière, comme celle de son père Henry avait décollé en 1940 avec Les Raisins de la colère, de John Ford. Il tournera ensuite dans plus de 50 films et obtiendra enfin l’Oscar du meilleur acteur en 1998 pour le drame L’Or de la vie. Il sera cet automne à l’affiche du film de guerre The Last Full Measure. Son élégance et sa discrétion en auront fait un acteur précieux à défaut d’une star.

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