Carlo Lucarelli est un orfèvre dans l’art de ciseler des atmosphères en demi-teintes habitées par le silence et le non-dit. Individus errants, antihéros désabusés, froid et grisaille flottant sur des paysages urbains où subsistent encore des séquelles de la Seconde Guerre mondiale, on se croirait dans un film d’Antonioni. Situé entre décembre 1953 et janvier 1954 à Bologne, Une Affaire italienne se caractérise aussi, surtout, par le retour du commissaire De Luca, héros d’une trilogie – Carte blanche, L’Eté trouble, Via delle Oche – qui semblait close depuis plus de vingt ans.

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