jazz

Philip Catherine, «Concert In Capbreton»

(Dreyfus/Disques Office) Ah! ce début de «My Funny Valentine» ! On y assiste en temps réel à l’envol d’un concert, ce moment où rien n’est encore dit de ce qui adviendra et où pourtant les jalons sont clairement posés...

Ah! ce début de «My Funny Valentine»! On y assiste en temps réel à l’envol d’un concert, ce moment où rien n’est encore dit de ce qui adviendra et où pourtant les jalons sont clairement posés. Pas une banale phase d’échauffement: le vrai début d’un échange, dès la première note, où chacun marque son territoire, se positionne spirituellement par rapport aux trois autres. Il est ainsi établi qu’en présence du piano d’Enrico Pieranunzi, qui jouera ici le rôle du grand lyrique, la guitare de Philip Catherine devra puiser dans l’une de ses identités alternatives. Elle choisit de durcir le ton, se rangeant du côté de la batterie aristocratiquement bûcheronne de Joe LaBarbera (hélas un peu desservie par une prise de son en écho), la contrebasse de Hein Van de Geyn se plaçant du coup dans l’orbite de Pieranunzi. Choc des titans garanti.

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