Pianiste de formation et compositeur quasi autodidacte, c’est à l’Académie d’été de Darmstadt, centre névralgique de la musique contemporaine, que Philippe Boesmans, encouragé par ses rencontres avec Henri Pousseur et Célestin Deliège, s’initie à la musique sérielle, avant de s’en affranchir. Renouant avec une forme de spontanéité de l’écriture, il réintégrera la consonance dans le langage musical contemporain. «Sa musique est à la fois virtuose, spectaculaire, suave et sensuelle. C’est poétique comme Debussy, efficace comme Ravel», disait le chef d’orchestre Patrick Davin, habitué de ses créations à la Monnaie et disparu en 2020.