Certains amis de Philippe Geluck, certains journalistes choyés ont senti leur raison vaciller en ouvrant La Rumba du Chat que le facteur avait apporté: sur la page titre, le bedonnant félin drague une blonde sculpturale en se vantant de connaître personnellement le destinataire du livre. Il revient en page 30 s’assurer que tout va bien avant de saluer en dernière page son «très cher Antoine» – ou Astyanax, ou Bellérophon, ou Xanthos, ou Zorba…

Cette faveur sidérante, ce gag dépassant l’entendement, cette prouesse dont Gutenberg n’eût pas été capable est le fait de l’imprimerie Snel, à Liège, qui possède une machine unique en francophonie permettant d’insérer des pages personnalisées dans un volume. Philippe Geluck est ravi de sa farce amicale.