La bousculade d’un soir de corrida. L’Arsenic mardi soir était une ruche. Décideurs politiques romands, directeurs d’institution, artistes, tous se pressaient en essaim pour découvrir la nouvelle création de Philippe Saire - à la Comédie de Genève jusqu'au 18 janvier. L’intéressé, lui, jouait les abeilles placides, façon archange qui a du métier. Mais on jurerait qu’il n’en menait pas large.

Depuis trente ans qu’il modèle les formes, le chorégraphe lausannois a vécu pourtant mille premières. Mais celle-ci était particulière: en s’attaquant au cultissime Angels in America, il signe sa première vraie mise en scène de théâtre – même s’il avait déjà touché au genre. La barre était placée haut, d’autant qu’un échec aurait été malvenu.