La photographie tient la vedette à Paris. D'abord avec le Mois de la photo et ses dizaines d'expositions, une biennale pilotée par la Maison européenne de la photographie. Ensuite avec plusieurs ventes aux enchères cette semaine chez Christie's, Tajan, et d'autres commissaires-priseurs. Enfin avec Paris Photo, un salon ouvert depuis jeudi au public, qui regroupe des galeries spécialisées dans la photographie sur le modèle des foires d'art.

Les Pays-Bas à l'honneur

Paris Photo réunit 89 galeries, dont 40% sont françaises, avec de fortes représentations allemande (18), néerlandaise (14) et américaine (12). Cette année, les galeries des Pays-Bas ont été invitées à présenter 6 expositions personnelles de leurs jeunes photographes. Un hommage est rendu à l'un des pionniers de la photographie moderne Ansel Adams (1902-1984), qui a travaillé avec le Polaroid. Ce salon couvre toutes les périodes de l'histoire de la photographie. Ce sont cependant les grands classiques qui dominent (Le Gray, Man Ray, Weston, Brassaï, Cartier-Bresson, et d'autres), discrètement car leurs épreuves sont généralement de petits formats, alors que les photographes d'aujourd'hui pratiquent volontiers les tirages géants.

Or, les vedettes du marché contemporain sont presque absentes de Paris Photo, à part quelques belles épreuves d'Andres Serrano ou de Sophie Calle, et aussi d'artistes français qui commencent à se faire une réputation internationale comme Philippe Ramette ou Corine Mercadier. Alors qu'on les trouve par dizaines dans les foires comme Art Basel, et dans les grandes galeries d'art contemporain. Paris Photo souffre de la perméabilité du monde de la photographie et des arts plastiques. Avec cet avantage: on n'y trouve pas que des tirages à plusieurs dizaines de milliers d'euros, mais aussi des prix raisonnables (moins de 1000 euros).

Paris Photo. Du 14 au 17 novembre; Carrousel du Louvre, à Paris. Tél. 0033/1 41 90 47 80.