Pierre Bayard a plaidé avec brio pour le droit de parler des livres que l’on n’a pas lus et des lieux où l’on n’a pas été. Il était logique que l’épidémie des fake news l’incite à envoyer l’alter ego qu’il s’est forgé examiner «comment parler des faits qui ne se sont pas produits». Etant donné que «la fable est aussi ancienne que l’être humain», il s’agit de distinguer des ordres de vérité différents par l’examen de cas bien connus.

Le répertoire va de récits fantasmés – Survivre avec les loups de Misha Defonseca qui raconte l’héroïque parcours d’une petite fille échappée d’un camp nazi – à d’anodines déformations du réel – le voyage de Steinbeck avec son chien à travers les Etats-Unis ou l’impossible dîner de Chateaubriand en compagnie de George Washington.