Pierre Hantaï, c’est l’art de faire chanter le clavecin. Le musicien français était en récital, dimanche après-midi, au Festival Bach de Lausanne. Il jouait Bach, Haendel et Scarlatti, trois champions du baroque nés en la même année 1685. Prenant la parole face à un public d’aficionados à l’église de Villamont, il a expliqué qu’il avait choisi son programme musical en fonction de l’instrument sur lequel il jouait – la copie d’un splendide clavecin anonyme allemand, intronisé l’an dernier.

Un instrument réalisé par un facteur suisse

Ce clavecin, réalisé par le facteur suisse Jean-Michel Chabloz, possède des registrations uniques en leur genre. C’est fascinant de voir comment Pierre Hantaï actionne ces registrations pour en tirer des sonorités insolites, comme le «nasard». Au-delà des caractéristiques très spécifiques de ce clavecin financé grâce à un don précieux de la Fondation BCV, l’essentiel se joue dans la musique.