Elle a passé le mois de mai au Caire. De la capitale égyptienne, elle ne savait rien, ou presque, elle qui a grandi à Genève. Elle voulait arriver sans idée préconçue. Surtout que personne ne l’accueille, ni ne lui «vole» sa rencontre avec la ville: «J’aime voyager et déambuler seule, pour la liberté de contemplation que cela accorde, sans que personne me demande: qu’est-ce qu’on fait maintenant? C’est plus difficile, différent du moins, de rencontrer les choses en étant à plusieurs», explique Pierrine Poget à la buvette du parc La Grange, devant une gaufre au sucre. Elle débarquait dans la capitale égyptienne sans projet particulier, si ce n’est peut-être celui de se perdre, de se fondre dans cette ville-labyrinthe.