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/Librairies du monde (1/8)

Plaisir poétique sur la banquette

Dénicher un livre rare, s’installer à l’ombre des parasols du café littéraire en sirotant l’une des boissons rafraîchissantes au gingembre ou au citron «maison»… Le jardin de la Maison littéraire de la Fasanenstrasse, calme, frais et aéré, prête à la lecture. Côté rue, les façades superbes de l’une des plus belles et plus calmes rues du centre-ville. Côté jardin, «la forêt vierge» de Berlin. C’est ainsi qu’Ernest ­Wichner, le directeur de la Maison littéraire, appelle les arbres centenaires qui encadrent les fenêtres de son bureau du premier étage.

Le café littéraire n’est plus une adresse secrète. La qualité des plats et des boissons qui y sont servis, la beauté des lieux et le remarquable assortiment de quotidiens allemands et étrangers proposé aux clients ont traversé les frontières, malgré des prix plutôt supérieurs à la moyenne berlinoise. Le café littéraire figure aujourd’hui dans nombre de guides touristiques, ce qui n’a rien changé à la magie des lieux. Comme tous les cafés berlinois, le café littéraire accueille un public très mélangé, d’étudiants, de touristes, de personnes travaillant dans le quartier et de flâneurs en quête d’une pause shopping.

En hiver, les hauts plafonds boisés, les vastes fenêtres et un éclairage chaleureux incitent à entrer y boire un thé ou un chocolat chaud à la crème chantilly, une spécialité des cafés allemands. Trois grandes salles en enfilade, deux aux murs jaune d’or, une aux murs bleus réservée aux fumeurs, formaient jadis le salon de Louise Hildebrandt, ancienne maîtresse des lieux. ­Banquettes de cuir, parquets cirés, petites tables couvertes d’une nappe blanche… Le service est assuré par des serveurs professionnels en chemise blanche et tablier noir, une tenue peu répandue chez les serveurs de café de Berlin où le service est en général effectué par des étudiants. Chaque lundi soir, le café propose à 21 heures la lecture d’une œuvre littéraire.

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