Le procédé n’est pas nouveau, mais le résultat est toujours assez fascinant. Photographiez les hommes de haut, de très haut, et vous en ferez des fourmis ou des playmobils. De petites choses qui s’agitent avec frénésie, mais sans dessein. Katrin Korfmann y ajoute une dimension temporelle, fusionnant des centaines d’images prises au même endroit à des instants différents. La scène finale est donc fictive, composée de multiples séquences. Ici, «une» vue de Luanda en 2009 et en 27 minutes. Pour cette série en cours, l’artiste allemande a reçu cette semaine le Rado Star Prize Switzerland, remis dans le cadre des Journées photographiques de Bienne.