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Siège de la SRF, janvier 2018.
© CHRISTIAN BEUTLER

votation

Les plus jeunes ont massivement rejeté «No Billag»

L’analyse VOTO (ex-VOX) du scrutin du 4 mai montre que les «natifs numériques» ont balayé l’idée de la suppression de la redevance par 80% de leurs voix. Dans l’ensemble, c’est la crainte de la disparition de la SSR qui a prévalu

Le net rejet de «No Billag» est dû avant tout à une crainte de voir disparaître la SSR, selon la dernière étude VOTO. Et c'est la génération des «digital natives» qui s'est le plus clairement prononcée contre l'initiative.

Environ 80% des 18-29 ans ont en effet voté «non» le 4 mars, selon les résultats de l'analyse publiée jeudi. Dans cette tranche d'âge, la participation (35%) se révèle toutefois bien en-dessous de la moyenne, alors que les nouvelles habitudes des jeunes par rapport aux médias furent l'un des thèmes importants de la campagne.

Retrouvez tous nos articles sur la votation «No Billag».

Les quadras plus critiques

Réalisée par FORS, ZDA et l'institut de sondage LINK, l'enquête se base sur les déclarations de 1531 votants. Elle montre que chez les citoyens de plus de 50 ans, l'initiative a aussi connu une forte proportion de refus: environ 70%. Les quadragénaires sont ceux qui ont le plus soutenu le texte; ils l'ont malgré tout rejeté à quelque 60%.

Un service public fort, mais pas trop

«La conservation d'un service public fort dans toutes les régions du pays et, plus particulièrement, celui de la SSR sont les principales raisons du net échec de l'initiative No Billag», écrivent les auteurs de l'étude. Globalement, 60% des votants n'ont pas cru que la SSR pourrait se maintenir sans la redevance radio-TV.

Si près de trois quarts (73%) de ceux qui ont participé au scrutin accordent une «haute» ou «très haute» confiance à la SSR, six sur dix (58%) veulent qu'elle se réforme, notamment en diminuant son offre.

A ce sujet: La nouvelle SSR, en mode «réforme permanente»

L'UDC seule à approuver

Les partisans et adhérents du PS, du PDC, des Verts et du PVL ont clairement voté «non» à «No Billag», à hauteur de 84% et 90%. Les sympathisants de l'UDC ont quant à eux soutenu l'initiative à une courte majorité (54%). Les auteurs soulignent ainsi qu'une partie importante des adhérents de l'UDC s'est écartée de la ligne du parti.

Parmi les votants qui ont approuvé l'initiative, 36% ont cité le montant de la redevance Billag comme raison principale, 25% critiquant en premier lieu la SSR et ses programmes.

Lire également: Les quatre sages de la SSR après «No Billag»: «Vive la démocratie suisse!»


Pour mémoire: un refus à 71,6% des voix

Le 4 mars, l'initiative dite «No Billag» a été balayée par 71,6% des votants, un résultat bien plus clair que ne l'annonçaient les derniers sondages. Tous les cantons ont dit «non».

Par rapport à d'autres objets de votation, les citoyens ont été particulièrement bien informés sur ce texte. La question de vote était simple et concrète et la campagne politique longue et intensive, notent les auteurs du sondage.

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