Plutarque

Vies parallèles

Trad. de Robert Flacelière et Emile Chambry

Présentation et annotations de Claude Mossé

Bouquins Laffont, 896 p. et 864 p.

Depuis la version historique qu'en donna en 1559 l'évêque humaniste Jacques Amyot, sous le titre Les Vies des hommes illustres – c'est celle qui a été reprise, en deux volumes, dans la Bibliothèque de la Pléiade –, les Vies parallèles ont connu peu de traductions nouvelles. C'est celle de Flacelière et Chambry (CUF, éd. bilingue en 16 volumes, 1957-1983) que reprend «Bouquins», superbement introduite par une présentation de Jean Sirinelli, qui donna récemment une biographie de l'écrivain béotien (Plutarque, Fayard, 2000) des plus recommandables. L'historien y détaille sur une cinquantaine de pages le sens de l'entreprise – la mise en parallèle de figures grecques et latines pour imposer autant l'idée de correspondance que la force d'une humanité commune –, sa composition, le modèle éthique et la lecture particulière du biographique comme du psychologique à l'œuvre dans les vingt-trois «couples» qui nous sont parvenus. Combinant réédition et mise en perspective exemplaire, ce travail ne doit pas faire oublier que les «Classiques en poche» bilingues des Belles Lettres ont récemment isolé le tandem Alcibiade-Coriolan, donné dans la même traduction, présenté et annoté par Claude Mossé.