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Comment la poésie sauvera le monde

Dès lundi, le Printemps de la poésie se déploie en Suisse romande

En fait, il faudrait suivre les poètes à la trace. Sur la neige, le long des rivières, sur les lacs ou en contemplation devant des cactus. Ils parlent depuis longtemps aux arbres, aux animaux, aux humains que nous sommes. Ils recherchent cet état d’attention, de vie pleine et entière, recentrée, et proposent des mots, simples, pour le dire.

Ils n’ont jamais cessé de parler. Encore faut-il tendre l’oreille. Au moment où les slogans pour le climat résonnent dans les rues, au moment où chacun intimement s’inquiète des oiseaux, des abeilles et de son empreinte carbone, où ce sentiment de coupure avec ce qui fait communauté, avec le cours des saisons est vécu comme un exil, à cet instant précis donc, les voix des poètes qui marchent le long des chemins de traverse se font entendre avec une clarté nouvelle.