Musique

La pop bon chic bon genre des Innocents

J.-C. Urbain et J. P. Nataf poursuivent leur aventure commune en publiant «6 1/2». Dix chansons de pop mélodique mues par le plaisir partagé des retrouvailles. Rencontre

Après une quinzaine d’années d’hibernation, Les Innocents avaient repris en 2013 du service pop. De petits bars en scènes confinées, le tandem originel, composé de J. P. Nataf et J.-C. Urbain, avait ravivé en catimini les souvenirs d’un répertoire bon chic, bon genre, avant de sceller deux ans plus tard leur retrouvaille par un album nommé Mandarine.

Deux guitares acoustiques, deux voix entremêlées, des mélodies évidentes au parfum de Beatles repointaient alors le curseur sur ces années 1990 où le groupe français régnait en maître sur la variété pop. Les salles reprenaient instantanément les paroles de Fous à lier, tube distingué du deuxième album, daté de 1991, de L’autre Finistère, de Color, d’Un monde parfait ou de chansons plus discrètes mais élégantes comme Les cailloux, Le cygne ou Danny Wilde.