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L’actrice américaine Scarlett Johansson le jour de l’inauguration de sa boutique Yummy Pop, à Paris.
© Pascal Le Segretain

Tendances

Le pop-corn, ce petit grain qui veut tout souffler

Déclinable à l’infini, destiné aux becs à bonbons autant qu’aux accros de l’apéro, sans gluten, sans calories (ou presque), goûtu et croustillant: le pop-corn est-il le snack du futur?

Thym et tomates séchées, sel de mer et huile d’olive, parmesan, sauge, camembert, menthe-chocolat, fraise à la crème, noix de coco ou vanille Thaïti. Longue est la liste, cornélien est le choix. On est loin du vendeur de notre enfance au cinéma du coin qui posait la simple question «sucré ou salé»? Aujourd’hui, le pop-corn se décline sous toutes les saveurs pour devenir furieusement tendance.

Star du maïs

Si le maïs soufflé a la cote chez les Anglo-Saxons – les Etats-Unis représentent la moitié du chiffre d’affaires mondial de consommation de pop-corn –, il n’a jamais atteint les mêmes sommets de popularité dans nos régions. Pour lui faire gagner sa noblesse culinaire, les producteurs européens comptent sur les stars et les grandes marques. Au printemps 2015, Tic-Tac lançait en France une édition limitée de ses dragées blanches au goût de pop-corn sucré. Mamie Nova créait de son côté une série de yaourts au parfum de maïs soufflé.

A Paris, il y a quelques jours, Scarlett Johansson mettait le petit grain à l’honneur dans sa miniboutique du Marais, Yummy Pop. Tandis que MyCrazyPop, première chaîne française de pop-corn, s’invite désormais aux événements fashion de H&M, aux Galeries Lafayette ou à la fondation Louis Vuitton. L’escalade sociale du pop-corn c’est un peu l’histoire du macaron devenu roi chez Ladurée.

A la conquête du marché suisse

Réserver un destin de VIP au grain de maïs? Certains producteurs résistent. C’est le cas de la société genevoise Bepopcorn, à Savigny, qui a pris le pari d’imposer le pop-corn aux côtés de snacks traditionnels. L’entreprise s’est lancée il y a deux mois à la conquête du marché suisse. «C’est un apéro facile à travailler, à décliner, et qui pourrait petit à petit remplacer les chips», analyse Constance Legrain, cofondatrice de la société. «Nous voulons rendre le pop-corn accessible à tous. Qu’il soit un produit gourmet oui, mais à un prix raisonnable.»

Même si par rapport aux cacahuètes classiques il coûte six fois plus cher en magasin. Ce n’est ni à la Coop ni à la Migros que se vendent d’ailleurs ces pop-corn gastro. Mais chez Globus, où les variétés gratinées au cheddar irlandais ou enrobées de caramel croustillant assaisonnés au Gin Tonic occupent les rayons depuis 2013.

«Ce n’est pas parce que le pop-corn se vend ici qu’il est un produit de luxe, nuance Marcela Palek, responsable de la communication de la chaîne de grands magasins. Notre entreprise encourage aussi l’innovation. Les bons produits peuvent se faire à partir de ressources très simples.» Simple, mais sain.

Le plein d’antioxydants

La santé, c’est l’autre carte marketing que jouent les producteurs. Car lorsqu’on lui enlève toutes ses couches de sucre ou de fromage, le pop-corn est juste un grain de maïs soufflé garanti sans gluten. Aliment à haute dose d’antioxydants, ses vertus étaient carrément reconnues supérieure à celles des fruits et des légumes par l’American Chemical Society. Laquelle publiait en 2012 une étude pointant ses avantages sur les cacahuètes ou les chips trop salées et trop caloriques.

Grâce aux nouvelles techniques de chauffe, les ajouts en masse de matières grasses appartiennent désormais à l’histoire ancienne. «On utilise peu de sel et une cuillère à café d’huile pour un paquet de pop-corn, ce qui est très peu par rapport à d’autres produits, reprend Constance Legrain. Pour les sucrés, il y a bien sûr du sucre mais sans conservateur ni colorant. Nos framboises, par exemple, sont de vraies framboises déshydratées et moulues. Ce n’est pas seulement que le pop-corn devient branché, c’est aussi un bon compromis par rapport à d’autres snacks plus problématiques», reprend Constance Legrain chez qui l’idée de lancer son entreprise de pop-corn est née de ce constat. «J’aime bien grignoter, mais je fais attention à quoi.»


Bepopcorn, le pop-corn suisse: www.bepopcorn.com

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