Bande dessinée

Les premiers diplômés de l’ESBDI sortent de leurs bulles

Ouverte il y a deux ans, l’Ecole supérieure de bande dessinée et d’illustration de Genève fait un carton. Explication

Former des graphistes et des designers multimédias aux métiers de l’illustration et de la bande dessinée? C’était l’enjeu de l’Ecole supérieure de bande dessinée et d’illustration de Genève (ESBDI), ouverte en 2017. Deux ans plus tard, la première volée d’étudiants quittera à la fin de la semaine le bâtiment de la rue Necker, diplôme fédéral en poche.

Alors, pari gagné? «Pour nous, c’est une grande réussite, explique Patrick Fuchs, doyen de l’ESBDI qui mesure le succès de l’école qu’il encadre au nombre de mandats enregistrés depuis son lancement. «Les gens et les médias ont beaucoup parlé de nous.» Spontanément, des entreprises et des acteurs culturels ont sollicité nos étudiants pour des commissions au point qu’il a fallu en refuser beaucoup. Ceux que nous avons menés à terme nous ont apporté une grande visibilité, comme le projet du Grand Théâtre où les étudiants ont adapté le Ring de Wagner en BD. Les planches ont ensuite été exposées au Musée Wagner de Lucerne pendant Fumetto, le fameux festival international de bande dessinée.»