On l’aperçoit à travers l’un des carreaux ouverts de sa vitrine, derrière l’église à Cully. Elle ne nous a pas encore vus – elle est de dos. Au fond du petit atelier, elle se tient droite devant le lavabo de sa mini-cuisine. La longue tresse de ses cheveux blancs tombe comme une fourrure entre la nuque et l’épaule, s’accorde au liseré blanc de son pull vert fluo. Aux pieds, elle porte des tennis immaculées. On pense: elle est lumineuse et acidulée comme ses tableaux. On pense: elle a l’air si jeune.