Le premier roman de l’écrivaine valaisanne Sarah Jollien-Fardel Sa préférée ne fait pas partie des huit auteurs de la deuxième sélection du prix Goncourt. La décision est tombée mardi. Monica Sabolo, avec La Vie clandestine, est, elle, toujours dans la course. La déception de Sarah Jollien-Fardel n’est pas trop grande. «C’était déjà formidable qu’un premier roman, publié dans une petite maison d’édition, soit remarqué parmi les 500 livres de la rentrée littéraire», a dit l’autrice à Keystone-ATS mardi après-midi, revenant sur une information publiée par Le Nouvelliste.

Avec ce premier roman, l’auteure valaisanne est encore en lice pour le Goncourt des lycéens. Elle a déjà remporté début septembre l’un des cinq grands prix français, celui de la FNAC. Pour Sarah Jollien-Fardel, le succès que rencontre son premier roman a commencé lors de sa rencontre fortuite avec l’éditrice parisienne indépendante Sabine Wespieser. «Je ne m’attendais à rien du tout. Déjà d’être publiée, c’était énorme quand on sait que ce n’est le cas que d’un manuscrit sur 3000», a-t-elle expliqué.

Lire aussi: Sarah Jollien-Fardel: «J’étais révoltée, à l’école, partout»

Suspense pour plusieurs auteures romandes

Plusieurs auteures romandes sont encore dans la course pour des prix littéraires à Paris cet automne. Monica Sabolo, de nationalité italienne, mais qui a passé son enfance à Genève, connaît un beau succès avec La Vie clandestine (Gallimard) : son roman est toujours en compétition pour le Prix Goncourt, le Renaudot, le Médicis et les Inrocks.

L’Épouse (Zoé), de la Lausannoise Anne-Sylvie Subilia est en lice pour le Femina, le Femina des lycéens, mais aussi pour le Médicis. Gabriella Zalapi, l’anglo-suisso-italienne installée à Paris, a été retenue par le prix «romans ou récits français» des Inrocks et le prix Alain Spiess pour son deuxième roman Willibald (Zoé).

Les corps solides (Finitudes) de Joseph Incardona a été sélectionné lui dans la catégorie «romans et récits étrangers» des Inrocks. Enfin, Corinne Desarzens, basée à Nyon, a été retenue pour le prix Wepler-Fondation avec Un Noël avec Winston (La Baconnière).

Lire aussi: Prix littéraires: des romancières suisses en piste