La saison prochaine

Le programme 2016 marie créations, cycles et grands ouvrages. Les artistes célèbres et les jeunes œuvrent main dans la main

Le directeur Bernard Foccroulle le rappelle avec un enthousiasme inaltéré. Les missions du Festival d’Aix-en-Provence croissent et embellissent dans un renforcement constant des points cardinaux de la manifestation: la création, l’élargissement des publics, la place centrale de l’académie – avec son rôle d’insertion et de formation, et l’ancrage territorial parallèlement à l’international. Avec de nouveaux mécènes et des partenariats qui essaiment jusqu’à Pékin, Moscou, New York, Bahreïn, Le Cap, Edimbourg, et bientôt le Mexique et le Brésil, le rayonnement aixois porte loin. Pour les lyricomanes européens, la prochaine saison s’annonce dans la même volonté d’ouverture, de partage et de séduction. Dès le début du mois précédent où «Aix en juin» anime la ville avec succès (LT du 02.07.2015). La programmation de cycles continue sur sa voie baroque et moderne avec Haendel et Stravinski. Il Trionfo del tempo e del disinganno sera placé sous la direction d’Emmanuelle Haïm avec son Concert d’Astrée, dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski, tous novices à Aix.

On retrouvera Peter Sellars dans un doublé stravinskien qui met en regard Œdipus Rex et la Symphonie de psaumes, avec Esa-Pekka Salonen à la baguette du Philharmonia Orchestra. Mozart ouvrira les feux avec un Così fan tutte dirigé par Louis Langrée et Jérémie Rhorer devant le Freiburger Barockorchester, et le metteur en scène Christophe Honoré, qui vient de signer un Pelléas et Mélisande remarqué à Lyon. L’ouvrage de Debussy reviendra à Aix après trois décennies d’absence, servi par la magicienne Katie Mitchell et le chef Esa-Pekka Salonen avec le Philharmonia. Deux créations mondiales viendront enfin compléter l’affiche: Seven Stones from the Tower of Babel d’Ondrej Adámek et Kalila wa Dimna de Moneim Adwan. De belles promesses.