Le mois dernier s’est terminé un volet du procès tant attendu concernant la vente du faux tableau Portrait d’homme portant la signature de Frans Hals (env. 1582-1666). La chronologie de cette affaire dénote la difficulté à identifier les faux de qualité et la bombe à retardement qu’ils représentent: une tromperie qui peut duper même les connaisseurs.

Lorsque le marchand d’art français Giuliano Ruffini met en vente le Portrait d’homme en 2008, la France décide de classer l’œuvre «trésor national», incitant le Louvre à tenter une levée de fonds pour son acquisition. La tentative ayant échoué, le tableau sera finalement acquis par le marchand Mark Weiss et la société londonienne Fairlight Art Ventures LLP en 2010, avant d’être revendu au collectionneur américain Richard Hedreen par l’intermédiaire de Sotheby’s dans le cadre d’une transaction privée.