Le gouvernement du Québec a offert mardi un prêt conditionnel de 200 millions de dollars américains (182 millions d'euros) au Cirque du Soleil, entreprise qui connaît de graves difficultés en raison de la pandémie de coronavirus.

«Un accord de principe» entre la province et les actionnaires actuels du Cirque - les fonds américain TPG Capital et chinois Fosun, ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec - a été conclu, a dit le ministre québécois de l'Economie Pierre Fitzgibbon. En vertu de cet accord, le siège social du Cirque du Soleil doit rester à Montréal et la province pourrait racheter les participations actuelles des fonds chinois et américains.

Début mai, les actionnaires ont octroyé un financement provisoire de 50 millions de dollars (45 millions d'euros), qui «répond aux besoins de liquidités à court terme du Cirque du Soleil à la suite de l'impact de la pandémie de coronavirus», selon un communiqué de l'entreprise.

95% de son personnel au chômage technique

En outre, cette dernière a annoncé mardi la reprise de ses représentations à Hangzhou, en Chine, à compter du 3 juin 2020, après avoir les avoir annulé en janvier dans cette ville située à quelque 700 km à l'est de Wuhan, où le virus a fait son apparition en décembre.

La pandémie a durement frappé le Cirque du Soleil, l'obligeant à annuler 44 représentations dans le monde entier et à mettre en chômage technique 4 679 employés, soit 95% de son personnel.

Plusieurs groupes intéressés par un rachat

Le fondateur et ancien patron du Cirque du Soleil Guy Laliberté a annoncé lors de la populaire émission «Tout le monde en parle» de Radio-Canada, dimanche, son intention d'essayer de racheter la célèbre entreprise québécoise.

Lire aussi: Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, envisage de le racheter  

«On a un bon plan. On pense qu'on est capables de ramener le feu sacré», a dit Guy Laliberté. «Cette relance devra se refaire à juste prix. Et non pas à tout prix», a-t-il cependant prévenu lundi, le cirque étant handicapé par une lourde dette estimée à 900 millions de dollars (822 millions d'euros).

Guy Laliberté, qui a vendu l'essentiel de ses parts en 2015, n'a pas donné de précisions sur son offre éventuelle. Cette année-là, TPG Capital avait acquis une participation de 60% dans le Cirque du Soleil, aux côtés du fonds chinois Fosun Capital Group (20%) et de la Caisse de dépôt et placement du Québec (10%). Cette dernière a racheté en 2019 les 10% encore détenus par Guy Laliberté.

Plusieurs groupes, dont le québécois Québecor, ont manifesté leur intérêt pour un éventuel rachat du cirque.