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De gauche à droite: Eric Lavanchy, secrétaire général de l’UTR, Thierry Luisier, secrétaire général de la FRAS, Thierry Loup, directeur Nuithonie et Equilibre, Bernard Laurent, administrateur de la Comédie, Vincent Baudriller, directeur Vidy, Anne…
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Création

Quelque 47 théâtres romands s'allient 

Avec ses 950 000 entrées annuelles et ses 5300 manifestations, la scène romande fait figure d'Eldorado pour les enfants de Shakespeare. Forts de ce constat, des directeurs d'institutions annoncent la naissance d'une Fédération des arts de la scène

Un petit air de mobilisation. Et le désir de faire fructifier le capital. Au Théâtre de Vidy ce mercredi, un état-major de patrons de salles annonce la naissance officielle de la Fédération romande des arts de la scène. L’objectif de cette brigade? Stimuler les alliances entre les scènes, c’est-à-dire, entre autres, favoriser la diffusion des spectacles et se doter d’instruments permettant de savoir qui fréquente parterres, strapontins et baignoires et pour quelles raisons.

L'exception culturelle romande

Cette sainte alliance, qui réunit aussi bien la Comédie de Genève que Vidy, l’Octogone de Pully que le Forum Meyrin, s’inscrit dans un contexte exceptionnel au vu de la taille de la région. Jugez: quelque 47 théâtres se disputent les faveurs du public romand, ce qui représente 930000 entrée annuelles – ce qui ne signifie pas 930000 spectateurs, mais quand même. «Ces chiffres impressionnent toujours nos collègues français et belges, sourit Thierry Luisier, secrétaire général tout frais émoulu de la Fédération.»

Faire bloc, c’est  bien. Annoncer de grands principes aussi. Mais qu’est-ce que cela va changer? La scène théâtrale romande ne comprend-elle pas déjà deux organisations, le Pool de théâtres – qui réunit les salles d’accueil – et l’Union des Théâtres romands – qui rassemble les maisons qui produisent des spectacles?

Fin de l'ère des cachotteries

«Théâtres de production et d’accueil se sont rapprochés, explique Thierry Luisier. Un certain nombre de logiques sont révolues. Jusqu’il y a peu, les directeurs dissimulaient leur programmation, craignant la concurrence de leurs pairs. Or le public ne se déplace pas d’une ville à l’autre pour découvrir un spectacle. Dans le cadre de cette Fédération, nous avons donc décidé de nous réunir au moins une fois par an pour nous  tenir informés de nos projets et permettre à certains d’entre eux de tourner dans plusieurs théâtres.»

Fini les cachotteries stériles. «Une salle pleine à Yverdon, c’est la promesse d’une autre salle pleine à Neuchâtel, note Thierry Luisier», qui a dirigé le Théâtre Benno Besson à Yverdon justement. La curiosité serait contagieuse. Thierry Luisier et ses confrères misent sur cette spirale vertueuse.

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