Par quoi commencer? Par l’élégance folle de l’ouvrage de Bernadette Gervais, le noir souverain sur lequel se découpent à gauche le texte, à droite les quatre cases des images? Par la finesse du propos, qui dit le passage du temps, montre que tout change, tout se métamorphose, avec lenteur ou fulgurance? Ou peut-être par l’éclatante concorde entre science et poésie, entre la justesse du trait et la simplicité des mots?

En quatre temps et en quatre espaces un nid se construit, la neige commence à recouvrir la maison, un pissenlit fleurit et se fane, un escargot arrive… et à ce dernier il faudra encore d’autres pages pour s’éloigner, tandis que le chat s’en va, puis s’en vient, avec l’élégance et la nonchalance qu’on lui connaît.