Cinéma

«A Rainy Day in New York»: batifolons sous la pluie

«A Rainy Day in New York» séduit par son timing comique et ses personnages principaux qui, même s’ils sont à l’aube de la vingtaine, sont des archétypes du cinéma de Woody Allen

Si le couple qui est au cœur de A Rainy Day in New York est jeune, le film n’est pas à proprement parler un film sur la jeunesse. Ashleigh (Elle Fanning) et Gatsby (Timothée Chalamet) ont beau être à l’aube de la vingtaine, ils incarnent tous deux des archétypes du cinéma de Woody Allen – elle l’apprentie journaliste cultivée et naïve, provinciale à l’enthousiasme inaliénable, lui le cartésien désenchanté, fils de bonne famille qui ne goûte guère au charme discret de la bourgeoisie.

Ashleigh et Gatsby sont étudiants et partagent le même goût pour une culture volontiers élitiste. Lorsque la jeune fille décroche pour un magazine universitaire une interview d’un grand réalisateur, Roland Pollard (Liev Schreiber), son amoureux décide de lui concocter un romantique week-end new-yorkais. Mais à peine arrivé à Manhattan, le couple va être séparé à la faveur d’une improbable succession d’événements inattendus. Face au désespoir de Pollard, certain que son dernier film est un ratage total, Ashleigh va se retrouver embarquée dans une tentative de regonflage d’ego qui va la voir rencontrer un scénariste cocu (Jude Law) puis un mannequin et comédien au charme irrésistible (Diego Luna); Gatsby, lui, va renouer avec la sœur (Selena Gomez) d’une ancienne petite amie avant de se voir contraint bien malgré lui d’assister à la soirée de gala annuelle de ses parents.