Geneviève Desrosiers, «Nombreux seront nos ennemis» (L’Oie de Cravan)

Ce recueil posthume de l’artiste et poétesse Geneviève Desrosiers me touche beaucoup et je vais le relire cet été. Il est unique et c’est l’un des textes les plus poignants que je connaisse. L’auteure est décédée à 26 ans, elle n’a pas vu son livre publié. Son écriture fait penser à celle d’un journal intime imagé et sans contraintes, avec l’urgence et la liberté de la jeunesse et de la poésie. Geneviève Desrosiers était québécoise et je me sens proche de ce français d’ailleurs, riche d’une culture étrangère à celle de la métropole. Lorsque je perds foi en ma propre écriture, j’ouvre ce recueil et retrouve cette beauté incroyable qui parle de vie et de mort comme seule une personne jeune et enflammée peut le faire.