Reggae. Sizzla. Burning Fire (Penitentiary 2028/RecRec)

Ils se passeraient bien de leur réputation de casseur de pédés. Les Bobos de Jamaïque, nouvelle génération post-Marley du rastafarisme triomphant, déclenchent à chacune de leurs sorties internationales les foudres des activistes gays qui les accusent d'homophobie. Alors, il est bienvenu le timbre de dancing queen, en falsetto fricassé, qui ouvre le dernier album de Sizzla. Tout tient d'ailleurs, dans cette carrière à tambour battant, à une voix. La plus belle de l'île caraïbe, théâtrale comme la fureur des esprits vaudous. Rien à redire non plus de la production, traficotée à souhait. Dentelle.