«Du confinement, temps de la faim et de la fleur noircie/Y a rien de bon à savoir. La prison devient ta maison/La cellule: une catacombe qui encage et le métronome/Comptant les années qui t’éclipsent. L’histoire signe/Ta mort, te jette dans ce chahut d’heures perdues.» Reginald Dwayne Betts a 16 ans en 1996 lorsque sa vie bascule. Issu d’une famille afro-américaine pauvre, lycéen boursier brillant, il vole une voiture à main armée. Injustement considéré comme majeur, il est condamné à près de neuf ans de prison. Révolté, il agresse un gardien et passe quatorze mois en cellule d’isolement. De quoi dissoudre un esprit et briser définitivement un jeune homme.

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