Le rendez-vous a lieu dans le lounge d’un hôtel, dans le VIe arrondissement, à Paris. Mais Régis Jauffret n’est pas dans l’entrée, ni au bar. Non, il se tient dans un prolongement insoupçonnable de prime abord, une sorte d’évasement au plafond de cathédrale, un salon en fait, vide à cette heure, où l’on peut prendre le thé, assis autour de tables basses. L’écrivain ne se détache pas tout de suite de la pénombre où le lieu semble plongé, par contraste avec la lumière chaude de la réception. On le devine enfin, un peu perdu dans le tableau, ou le dessin à la Sempé. Il y a du rire dans l’air que Régis Jauffret cueille au vol, en disant bonjour, chaleureux.

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