A l’automne 1959, Le Dernier des Justes, premier roman d’André Schwarz-Bart, déclenche un intérêt médiatique passionné. L’attribution du Goncourt dope un succès public déjà très grand. Mais très vite, la polémique enfle. Cette «saga identitaire mythico-historique», retraçant neuf siècles d’antisémitisme, s’arrête en 1943, au seuil d’Auschwitz. L’auteur, qui a perdu ses parents et deux de ses frères dans la Shoah, veut sauver l’héritage yiddish.