Classique

Renaud Capuçon et des étudiants lausannois forment un nouvel ensemble

Le célèbre violoniste français a annoncé la formation de Lausanne Soloists, ensemble de cordes composé des meilleurs étudiants de la HEMU. Leur première tournée, en Suisse et à l’étranger, est prévue pour février prochain

«Je me sens de plus en plus Suisse!» On pourrait même aller jusqu’à dire que le violoniste virtuose, originaire de Savoie, se sent désormais bien Lausannois. Professeur au sein de la Haute Ecole de musique de Lausanne depuis quatre ans, Renaud Capuçon réaffirme aujourd’hui son attachement à l’institution et à la ville en y lançant un nouveau projet musical: l’ensemble à cordes Lausanne Soloists.

La formation, constituée et dirigée par Renaud Capuçon lui-même, sera composée d’élèves, principalement en master de soliste, et d’alumni de la HEMU. Au total, une quinzaine de jeunes violonistes, altistes, violoncellistes et contrebassistes, sélectionnés pour la qualité de leur son, qui se produiront en Suisse et à l’étranger. La première tournée, prévue pour février 2019, sera consacrée à Bach et Tchaïkovski.

Au cœur du projet, il y a d’abord le souhait de promouvoir les jeunes talents du cru HEMU. «Notre école ne doit pas être un Conservatoire à la mode du XVIIIe siècle, replié sur lui-même, souligne son directeur, Hervé Klopfenstein. Nous avons pour mission d’offrir une visibilité à nos étudiants et de soutenir ceux qui ont terminé leur cursus, à l’image du Concours Kattenburg. Il est clair que jouer avec Renaud Capuçon, ça fait bien sur le CV!»

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Financé par des fonds privés, le Lausanne Soloists, au nom anglophone évocateur, permettra également de porter les couleurs de la ville à l’étranger. «Plutôt que d’investir l’espace culturel lausannois, déjà bien encombré, l’ensemble est destiné à s’exporter hors de nos frontières», explique Hervé Klopfenstein.

Au-delà du facteur promotionnel, l’ensemble répond avant tout à un désir de transmission pour Renaud Capuçon. «J’ai envie de prendre ces jeunes sous mon aile, les conseiller et surtout leur donner confiance, détaille le violoniste. Le travail qu’on fait en salle, on le poursuit sur scène et c’est la plus belle école de la vie: on apprend à écouter l’autre et à créer sa propre sonorité. Et le public, lui aussi, aime s’attacher à un ensemble de jeunes qui évoluent.»

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