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Les Rencontres 7e Art Lausanne, à l’heure d’écrire des images

La littérature et le cinéma s’enrichissent et se vampirisent mutuellement. Dans la capitale vaudoise, Paul Auster, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Jacques Annaud ou Maylis de Kerangal ont débattu des liens unissant ces arts concomitants

Dans la pièce d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac dit de Roxane qu’elle est «La plus belle tout simplement qui soit au monde. La plus brillante, la plus fine, la plus blonde». Jean-Paul Rappeneau a donc orienté son casting du côté des comédiennes blondes – jusqu’à Estelle Lefébure! Et puis Anne Brochet l’a séduit de son timbre grave, lui qui cherchait des «voix parfaites». Petit problème, la comédienne est brune, ce qui ne rime pas avec «monde». Que faire? Ce n’est pas un problème, a éludé Jean-Claude Carrière. Le scénariste et adaptateur a bricolé l’alexandrin pour que la blondeur s’efface derrière la douceur, et que «brillante» rime à l’écran avec «savante».

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