Pour sa première année à la tête des Rencontres de la photographie, Christoph Wiesner a récupéré une dizaine d’expositions de l’édition 2020 annulée, qui aurait dû être la dernière de Sam Stourdzé, l’ancien directeur du Musée de l’Elysée. Et il en a ajouté une dizaine d’autres pour former un ensemble parfaitement équilibré, explorant à la fois le passé et l’avenir du médium photographique, entre installations contemporaines entremêlant plusieurs supports et accrochages patrimoniaux.

Ces expositions ont été réparties en quatre sections pensées comme des séquences. Identités/Fluidités est la plus importante, et elle a le mérite d’entrer en résonance avec les débats de société actuels. Parmi les six propositions réunies au sein de ce corpus thématique, Masculinités, qui occupe l’essentiel de la Mécanique générale, ancienne friche industrielle transformée en centre d’art contemporain par la Fondation Luma, fait office de blockbuster. Produite par le Barbican Centre de Londres, elle explore en six chapitres et à travers le travail de 55 artistes – dont une vingtaine de femmes – la question de la représentation du corps masculin.