Richard Strauss (1864-1949) Dans Salomé et Elektra, il flirte avec la modernité, mais le Chevalier à la rose montre que sa nature profonde le retient du côté de la tradition

Hans Pfitzner (1869-1949) En choisissant Palestrina comme héros de son opéra (1917), il affirme que seul le passé peut sauver la musique dans un siècle qu’il condamne

Carl Orff (1895-1982) Même si l’influence de Stravinski est évidente, les Carmina Burana restent attachés au terroir bavarois et cultivent un style néo-primitif dont la pulsation répétitive et hypnotique est propre à entraîner les foules

Werner Egk (1901-1983) Stravinski et le jazz montrent aussi leur nez dans l’opéra Die Zaubergeige, tout autant que le folklore bavarois. Après 1945, Kleist et Gogol inspirèrent celui qui passa pour «le compositeur de la reconstruction»

Karl Amadeus Hartmann (1905-1963) Ses huit symphonies datent de l’après-guerre, mais retravaillent parfois des partitions de la période de son «exil intérieur». Musique mûrie par les épreuves, lourde des souffrances d’une génération qui a vécu les trahisons et les massacres