Un face-à-face entre un fils mal-aimé, Paul (Guillaume Depardieu), qui kidnappe son père mal aimant, Léo (Gérard Depardieu): tel est le thème d'«Aime ton Père», le film du cinéaste genevois Jacob Berger, sorti cette semaine sur les écrans romands (lire LT des 10 août et 13 novembre).

24 heures

Lausanne, 13 novembre 2002

Un fils et… une fille

«Aime ton Père se focalise sur les Depardieu père et fils. Inévitable. C'est la première fois qu'ils se donnent la réplique au cinéma. […] Or dans ce drame familial, il y a un troisième personnage essentiel: Virginia, la fille de Léo, qui le vénère, habite avec lui dans une symbiose étouffante et finit elle aussi par «tuer le père». Sylvie Testud donne vie à ce rôle en composant une figure de jeune femme blessée et hystérique.» (Vincent Philippe)

Le Matin

Lausanne, 13 novembre 2002

Une vraie réussite

«Idée de marketing opportuniste ou casting génial? Au vu du résultat, on penche sans hésitation pour la seconde solution. […] D'un lyrisme parfaitement maîtrisé, cette œuvre belle et grave parvient à rendre captivante une étude de caractères subtile et tendue. […] Une vraie réussite.» (Rafael Wolf)

Libération

Paris, 13 novembre 2002

«Bad vibes»

«Regardez Gérard et Guillaume Depardieu. Un film […] officialise sur grand écran la scène du rabibochage familial après des années d'orages et d'animosités. Les médias qui déjà servirent largement de téléphone public pour transmettre les acrimonies de l'un contre l'autre répercutent ces jours-ci la bonne nouvelle à grand renfort d'interviews croisées dans Paris Match, Elle, Première… Le petit linge maison est étalé et lessivé avec ardeur. […] Evidemment, personne ici n'a vraiment réfléchi au sujet traité […] et, hormis les banalités d'usage sur les «bad vibes» de la filiation (mon père ce zéro, mon fils ce raté), on n'est pas plus avancé.» (Didier Peron)

Dimanche.ch

Lausanne, 10 novembre 2002

Juste trop

«Ils sont trop. Trop névrosés. Trop impliqués. Trop éloignés. Trop égoïstes. Trop malheureux.» (Céline Fossati)

Tribune de Genève

Genève, 13 novembre 2002

Le passé, l'avenir

«Jonglant avec le passé, Jacob Berger construit dans le même temps son avenir. L'enfant qu'il a été depuis longtemps a laissé sa place à un cinéaste.» (Edmée Cuttat)

L'Hebdo

Lausanne, 14 novembre 2002

Déclaration d'amour

Jacob Berger: «Pour vouloir tuer son père, il faut l'avoir beaucoup aimé. Trop aimé. La haine n'est jamais que le produit de l'amour fou. Quand on fait de son père le héros d'une fiction, quand on lui confère un statut mythique, quand on demande à Gérard Depardieu de l'incarner, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que c'est une déclaration d'amour.» (Antoine Duplan)

Extraits choisis par Olivier Perrin

Aime ton Père, de Jacob Berger, sur les écrans romands.