Passages Nº 35. Hiver 2003. Case postale, 8024 Zurich

Le magazine culturel de Pro Helvetia consacre son numéro d'hiver au marché suisse de l'art: «acheter, vendre, créer». Harry Bellet, journaliste au Monde, y décrit les mœurs de cette tribu étonnante: les collectionneurs d'art. La sociologue Nathalie Heinich analyse les changements économiques liés aux nouveaux supports qu'empruntent les œuvres. Vincent Monnet évoque un cas pathologique: celui de Stéphane Breitweiser, qui s'appropriait par passion les objets qu'il convoitait dans les musées, dont celui de Gruyères. La responsabilité de la Suisse dans les transferts internationaux, la protection des biens culturels; la Foire de Bâle et celle de Art Basel Miami Beach, le marché suisse: ce sont quelques-uns des thèmes traités dans ce passionnant numéro, par ailleurs illustré par des œuvres contemporaines liées au thème de l'argent et par une nouvelle inédite.

Le Nouveau Recueil Nº 69. Décembre 2003 – février 2004. Champ Vallon

«Encore l'amour»: sur ce thème inusable, ce numéro propose quelques variations. «L'amour ouvrait soudain l'incommunicable comme une clef», écrit Pascal Quignard, cité par Martine Broda. Parmi de nombreuses contributions, celle de Jacques Ancet célèbre la traduction comme un acte amoureux, «un corps pour un autre, une voix pour une autre». Elisabeth Lemirre évoque ces amours entre hommes, dieux et bêtes qui peuplent l'imaginaire populaire et les récits mythologiques.

Revue de Belles-Lettres Nº 3/4 - 2003. Editions Médecine et hygiène, C.P. 456, 1211 Genève 4

Toute consacrée à la poésie, cette livraison s'ouvre sur un bel ensemble de huit textes de José-Flore Tappy, taillés dans la pierre, découpés dans la lumière. On y trouve aussi «Quelques mots encore» d'Anne Perrier. Monique Laederach a traduit de l'allemand des textes aériens d'Erika Burkart et d'autres, plus épiques, de son mari Ernst Halter. Ils sont tous publiés avec l'original en regard, comme «Il tempo del verde», de Silvana Lattmann, traduit par Christian Viredaz. Des dessins originaux de Véronique Déthiollaz évoquent d'intimes paysages féminins.